Brèves de publicité
- Déontologie
Outre la réglementation de la matière publicitaire et l’application qui en faite par la jurisprudence, la publicité est également soumise à l’autorégulation dans le cadre des recommandations adoptées sous l’égide du BVP.
Les différentes recommandations adoptées par la profession sont consultables sur le site Internet du BVP.
Dans l’actualité déontologique, il est à noter la refonte récente de la
Recommandation « Hygiène et Beauté ».
La mise à jour de cette recommandation met notamment l’accent sur la présentation des « cautions » en publicité, procédé de plus en plus utilisé par les marques comme donnant un gage de sérieux au discours publicitaire.
Le texte rappelle que les cautions médicales en publicité sont interdites, sauf exceptions.
Ainsi, un membre d’une profession médicale ou paramédicale peut intervenir dans le cadre d’une publicité dès lors que son discours ne porte que sur un composant du produit ou sur des règles générales d’hygiène et de beauté et qu’il est clairement séparé du reste du message publicitaire.
De même, la recommandation d’un produit par un professionnel rattaché à l’annonceur est envisageable, sous réserve que le lien entre le professionnel et l’entreprise soit clairement établi.
La nouvelle version de la recommandation pose également clairement les règles de présentation des performances d’un produit.
Elle prévoit en outre certaines règles spécifiques applicables à la publicité en faveur de différentes catégories de produits en la matière, comme les produits amincissants ou antirides.
De même une nouvelle
Recommandation « Mentions et Renvois » a été publiée cette année, suite à de nombreuses protestations, notamment de la part d’associations de consommateurs, jugeant que les publicités manquaient cruellement de clarté.
Rappelant le principe de base contenu dans le Code des pratiques loyales en matière de publicité de la Chambre de Commerce Internationale, aux termes duquel «
Toute publicité doit être loyale et véridique », cette Recommandation vise les mentions et renvois écrits utilisés en publicité (les mentions informatives, légales ou rectificatives).
Elle comporte deux parties principales : la première relative à la lisibilité (notamment en abordant le cas spécifique des différents supports utilisés en publicité) et l’intelligibilité (supposant que la mention ou le renvoi permettent une compréhension aisée et exacte de la part des consommateurs) des mentions et renvois ; la seconde, consacrée à la question spécifique des mentions liées à un prix.
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